J'entends et j'attends,
Sous l'emprise des mots
Les pattes courtes des lettres
Heurter mes teimpants
Comme des tambours de pluie,
Des obus de papier.
Espace et temps s'étreignent sous nos yeux
Et les sons de s'étouffer sur la voute,
Rien, il ne reste rien,
Du vacarme originel.
Le silence nous entreint comme un cocon d'absence
Et les murs se dressent toujours plus haut...
En son sein brule toutes Flamme,
D'un meme eclat trompeur et pourtant persistant.
Les nouvelles y puisent formes et couleurs,
Comme un heritage malgre lui...
Si l'on pouvait croire sans douter,
S'etendraient nos semblables
Du levant au couchant,
Composes sur une Toile comme une ode a nos vies...
Les desseins malhabiles du temps
N'ont pu brouiller le dedale de Chronos,
Et lorsque croissent les ombres sous mes yeux,
Flammes, Toile et Larmes ne pesent plus que pour deux....
Combien de lignes sur ces pages qui dansent,
De mots aux allures diverses
Qui rendent a chaque phrase plus de sens q'il n'en portent...
Combien d'espoir peut on perdre,
De doutes s'entourer,
Avant d'etreindre le vide sur un air de deja vu...
J'ai laisse aux secondes le soin de mes mots,
Aux minutes l'integrale de mes sens,
Aux heures une place de choix,
Aux jours ce que nul n'ignore,
Aux annees les marees insouciantes
Et aux siecles l'arrogance du savoir
...
L'échelle humaine n'est pas de taille à se frotter aux éléments,
Trop ou trop peu, toujours ou jamais,
L'évolution nous a fait aveugles dans notre dimention,
En voulant nous ouvrire les portes des infinis.
Seulement, ces portes restent closes et deja nous voila borgnes...
De l'oeil déchut, nous scrutons l'horizon de nos connaissances, replié sur lui même qui renvoit indistinctement à l'atome ou au dodécaèdre de Poincaré...
Ouvrez le bon, et regardez la vie, ne la voyez pas.
Je croise, ivre, les vaisseaux d'eau,
Oiseaux du grand large, sur une greve aride;
Et je leur crie ma sollitude sous les yeux, sur la terre.
La Mariée,
Fleur de rosée à l'aube,
Délicate et décidée,
Projette son arc sur le ciel
Le Marié,
Papillon bleu,
Doux comme le vent et roi des rêves,
Fait du ciel un écrin
et la Pomme...
Bleu et gourmand il s'abreuve aux couleurs de la rosée,
Et la rosée aux rêves bleus et beaux...
Pour revenir chaque matin, encore et encore,
A l'abrit des feux et des foudres,
Délivrer les premiers rayons impatients...
Rouge, jaune ou grand;
L'Enfant rêve et meurt.
Epris de ses propres songes
L'envers du temps s'écoule à contre courant,
Et fige, et détruit le temps.
Seuls,
le Vent, grand et rouge
et l'Enfant, jaune
Eclipsent l'absence, tant leurs rêves sont doux.
L'univers, singulier, s'est replié sans désordre
A la suite du temps.
Mais le Vent, ivre d'espace,
Et les rêves d'Enfant,
Ont tissé en son sein
Rires et temps.
L'univers respire à nouveau,
Fort de sa nouvelle dimention
On raconte pourtant,
Que si la lune rit,
C'est qu'un Enfant rêve et que souffle le Vent...
Tes gestes muets,
Les mots sculptés,
Tes courbes froides,
L'hiver des sens,
Tes yeux blessés,
Le sang des mers,
Tes vagues d'humeur,
Je t'aime.
Entre deux murs,
Cours
Je vois les echos,
Eclats grinçants,
S'éteindre en ton sein.
Cours, car tu animes les ombres,
Légères
Un Arbre,
Tes Gestes,
Inertes,
Et l'eau,
Epaisse,
Décrivent,
Et rassemblent,
L'Absence.
Reviens, par quelques chemins,
Sur nos traces
Cours et Regardes moi:
Je Reste glacé d'erreur.
Certe, oui, mais la mettre en doute en parole n'est pas suffisant. Je pense que seul la "mise en danger" de notre existence nous permet d'en apprecier la réalité. Non pas que ce soit ni mon but ni un prèche pour que d'autre le fasse, mais il est vrai que je me demande toujours de quelle autre maniere on ourrait réellement s'en assurer (ok, je dis des conneries, j'en suis bien persuadé, mais théoriquement, quoi...). La remise en question d'une notion telle que l'existence est délicate, car l'on se demande si l'on existe vraiment qu'apres avoir admis que l'on existait. Peut on réellement revenir sur cette constatation??
Je dirais même plus: quelle(s) preuve(s) matérielle(s) et acceptables par toutes et tous avons nous de notre existance?? La conscience est elle une preuve de l'existance? Mais qu'est ce que c'est qu'exister? "Interagir avec les autres? Se reproduire? "Vivre"? ..." Notre belle assurance ne découlerait elle pas d'un phénomène de masse qui veut que l'on se convainc les uns les autres de notre existance? Un peu a l'image des fourmis qui n'ont pas réellement d'existance en tant qu'individus mais plutot comme communauté? Il ne suffit pas de se dire "j'existe" pour exister, encore faut il se le prouver... c'est sans doutes pour cela que les sports "extremes" existent... pour se confronter à nos peurs et pourquoi pas à la mort... seul preuve de notre existance antérieure.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Absorbé par les rêves vides et douloureux de la terre
Ses sens recouvrent peu à peu forme humaine,
A mesure que se lève la vie.
Silence assourdissant,
Me trompe-je, où cette serie de dessins représenterait une scène, quelque peu obscène, d'un éléphant ayant pinocytosé, si l'on peut dire, un couple d'oursins?? A moins que ce ne soit une branche moléculaire de l'arbre des hommes? Messieux, je vous propose que le premier d'entre nous retrouvant une version électronique DU film l'insère aussi rapidement que possible sur ce site. Bon, treve de déblatérations exquises, voici une sorte de poeme dont j'écris les deux premieres phrases... à nous de le completer.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi